 Géographie | Le milieu naturel
Le Panamá est un pays d'Amérique centrale, entouré par la mer des Caraïbes, l'océan Pacifique (les frontières maritimes), la Colombie et le Costa Rica (les frontières terrestres).
Le Panamá, par sa situation dans l'isthme reliant l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud, occupe une situation stratégique.
Un canal interocéanique long de 79,6 km et composé de 3 jeux d'écluses (celle de Miraflores comporte 2 chambres inversées, celle de Pedro Miguel se compose d'une seule chambre, celle de Gatún comporte trois chambres dénivelées), traverse le pays et permet d'aller par bateau de la mer des Caraïbes (océan Atlantique) à l'océan Pacifique et inversement, sans contourner l'Amérique du Sud par le sud du Chili et sans faire le tour du monde. Ce canal offre un gain de temps considérable pour les transporteurs maritimes (le trajet dure de 8 à 10 heures).
Entouré par la mer des Caraïbes, l'océan Pacifique, la Colombie (225 km de frontières terrestres) et le Costa Rica (330 km de frontières terrestres), le Panamá est un pays d'Amérique centrale, situé à 9° nord et 80° ouest et s'étendant sur 78 200 km².
Le canal de Panamá permet aux bateaux de passer de l'océan Atlantique à l'océan Pacifique et inversement, sans devoir contourner le continent américain par le sud de l'Argentine.
La construction du canal a commencé en 1881. Le projet est alors une initiative française après le succès du canal de Suez. En 1888, les travaux s'arrêtent en raison des problèmes financiers de la Compagnie universelle, qui exploite le canal. Ce n'est qu'en 1914, après reprise des travaux en 1904, que le canal peut ouvrir. Le premier navire à passer le canal est alors le SS Ancon.
Les États-Unis exploitèrent ensuite les droits du canal (sur 10 miles) avec le traité de Panamá et malgré l'indépendance du Panamá signé avec la Colombie en 1903. En effet, les travaux ont repris grâce à la pression américaine qui a aussi contribué à la révolte du Panamá envers cette même Colombie.
En 1978, le Panamá a repris le contrôle de la concession sous les interventions multiples du général Omar Torrijos au pouvoir.
Avec une balance commerciale déficitaire, le pays n'a cependant plus d'arriérés dans le paiement de sa dette extérieure. Sa principale source de revenus provient de la zone du canal de Panama, autour duquel s'est développé un secteur tertiaire qui représente près de 75 % du P.I.B. Aujourd'hui, plus de 90 % du personnel de maintenance du canal est de nationalité panaméenne. Le pays concentre ses efforts sur cette voie navigable : une augmentation de sa capacité est prévue pour 2004, grâce à une amélioration de la sécurité pour la circulation simultanée dans les deux sens.
Parmi les activités hors de la zone du canal, l'activité minière, encore peu développée aujourd'hui, pourrait faire du Panama un important producteur d'or, les concessions minières étant susceptibles, à terme, de couvrir jusqu'à 46 % du territoire. Toutefois, des désaccords politiques perturbent l'exploitation des plus importantes mines de cuivre, concédées à des compagnies canadiennes. Quant à l'industrie, les mesures protectionnistes instaurées par Omar Torrijos dans les années 1970 l'ont rendue peu compétitive, et, malgré une diminution des prix à l'exportation dès 1994, la croissance industrielle n'a réellement commencé à croître qu'à la fin des années 1990 (2,2 % par an entre 1984 et 1995 ; 4,1 % en 1998). L'agriculture est le parent pauvre de l'économie, bien qu'elle emploie 20 % des travailleurs. Les campagnes sont démunies, et les aides gouvernementales, souvent inadéquates. Les fermes sont de petite taille (entre 10 et 100 hectares), et l'infrastructure routière est insuffisante pour le transport du bois (acajou notamment) que produisent les forêts du pays.
Le relief est marqué par une chaîne de montagnes qui forme une division du territoire par le milieu. La partie nord ne fait pas partie de la chaîne d'Amérique du Nord et seulement la partie la plus proche de la frontière colombienne fait partie de l'ensemble andin. La majeure partie du relief est due à l'activité volcanique et est considérée comme la cordillère centrale par les géographes.
Le volcan de Chiriqui culmine à 3 475 m et bien qu'il ne soit plus actif depuis des millénaires, il garde le nom de volcan. La partie qui l'entoure est la plus riche du pays au niveau sol.
La côte nord est semée de ports naturels. Le port de Cristóbal, situé à la sortie du canal dans la mer des Caraïbes, est le seul à bénéficier d'importantes infrastructures. Cependant, les nombreuses îles de l'archipel de Las Bocas del Toro, fournissent un abri suffisant pour le port bananier de Almirante.
Du côté de la frontière colombienne, la côte est ornée d'environ 350 îles qui s'étendent sur environ 160 km. Le port principal de la côte Pacifique est Balboa mais les profondeurs n'étant pas suffisantes ajoutées à une forte marée ne permettent pas vraiment le développement de ports importants. Environ 1000 îles se trouvent dans la partie sud du pays dont celle de Taboga, dévouée au tourisme qui est visible depuis Panama city.
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|  | |  | | Panama : Vue satellitaire |  | | Vue générale de l'isthme (lacs artificiels et barrages) |
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 | |  | | Panama: Zone caraibe |  | | Archipel de San Blas |
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 | |  | | Panama | Forêt pluviale de Waterfall |
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 | |  | | Panama |  | | Paysage de Bocas del Toro |
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