 La population chilienne |  En 2007, la population du Chili était évaluée à 16,3 millions d'habitants, pour une densité globale d'environ 22 habitants au km². Les neuf dixièmes de la population vivent dans la région centrale, entre les villes de Concepción et de La Serena. Depuis les années 1950, les banlieues des grandes villes, en particulier les secteurs d'habitat populaire (les poblaciones), connaissent une forte croissance, surtout à Santiago (5 200 000 habitants) et dans la conurbation de Concepción-Talcahuano, deuxième concentration urbaine du pays. Bien que plus salubres et mieux équipés que les bidonvilles d'autres métropoles latino-américaines, les poblaciones sont à l'origine de sérieux problèmes de sécurité, de transports et d'aménagements urbains. |
| | | Les indicateurs démographiques du Chili (estimations 2000-2005) le placent à mi-chemin entre ses voisins sud-américains et les populations de pays plus développés. Son taux d'accroissement naturel, encore relativement important quoiqu'en régression (1,2 % par an), ne compromet pas son développement économique Au milieu des années 2000, le taux de croissance annuel moyen était de 0,97% . Le Chili est, après l'Argentine le pays le plus urbanisé d'Amérique latine, avec 86% de population urbaine.
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| | D'autre part, avec un indice de fécondité de 2,4 enfants par femme -nombre moyen d'enfants mis au monde par femme en âge de procréer- et une espérance de vie de 76 ans, cette jeune nation (les moins de 15 ans représentent 29 % de la population totale) a un comportement démographique semblable à celui de l'Irlande. Généralement, pour assurer le simple remplacement des générations le taux de fécondité doit être de l'ordre de 2,05 enfants. Le taux de fécondité explique largement le taux taux de natalité qui s'établit dans ce pays (2002) à 16,8, soit le nombre de naissances pour 1000 habitants.
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|  L'allongement de la durée de vie est un facteur important de la croissance démographique. Le taux de mortalité (5,4 - nombre de décès pour 1000 habitants) et le taux de natalité nous ont permis ici d'estimer le nombre de décès et le nombre de naissances. Ces deux dernières estimations permettent d'établir la croissance naturelle de la population de ce pays. La croissance de la population est positive. En 2002, la population a cru de 175 000 habitants selon les données de la Banque mondiale. La croissance naturelle et le solde migratoire sont les deux sources de la croissance totale de la population (1,11). Cette dernière donnée peut présenter des différences, souvent faibles, avec le taux de croissance officiellement enregistré par la Banque mondiale (1,14).
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| Le changement enregistré entre la première et la dernière année est 113% ( en 45 ans). Pour mesurer ce changement, nous disposons des résultats pour 46 années de la période 1960-2005. Sur la base de ces informations, on peut estimer qu'en 2010 ces données devraient être de l'ordre de 17 165 014,2. Construite selon un modèle statistique fort simple, cette prévision présente un niveau de fiabilité élevé puisque les variations des 45 années présentent une structure relativement aisée. L'évolution pour l'ensemble de la période 1960-2005, on enregistre une moyenne annuelle de 11 876 467,4. C'est en 2005 qu'on enregistre le plus haut niveau (16 295 000) et c'est en 1960 qu'on enregistre le plus bas niveau (7 643 300).
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| | Cette variation de population est attribuable davantage à la croissance naturelle (103%) qu'au solde migratoire( Le solde migratoire est ici une estimation fondée sur la différence entre la croissance naturelle et la croissance totale de la population) (-3%), lequel est obtenu en prenant en compte la différence entre les entrées (immigration) et des sorties (émigration). |
| Comparée aux autres pays d'Amérique du Sud, la population du Chili est relativement homogène. Les premiers colons espagnols se mêlèrent aux Amérindiens, Picunches au nord, Araucans dans la Vallée centrale et Huiliches au sud. Leurs descendants métis représentent plus de 92% de la population actuelle. Les Indiens non métissés (Araucans, Mapuches, quechuas) ne se rencontrent que dans les régions retirées et à l'extrémité méridionale, en Terre de Feu, où subsistent les Alakalufs, les Yagans et quelques centaines d'Onas. Les réserves qui leur sont accordées ne leur permettent pas de subvenir à leurs besoins. Ils représentent environ 6% des habitants. À l'exception notable des Mapuches, le Chili est un mélange réussi de diverses populations, européennes et amérindiennes pour la plupart, aujourd'hui essentiellement urbaines (86 % des Chiliens sont des citadins). Au Chili, l'immigration européenne n'a pas été aussi forte que dans les autres contrées d'Amérique ; elle ne commença à être favorisée qu'au XIXe siècle. Cependant, les migrants d'origine germanique furent nombreux dans la zone située entre Valdivia et Puerto Montt. La population est également composée d'importants groupes d'origines italienne, autrichienne, suisse, britannique, yougoslave et française. De nos jours, moins de 2% de la population sont de purs Européens.
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|  | |  | | Chili |  | | Vue de la capitale Santiago |
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 | |  | | Chili |  | | Molina, Region del Maule, zone typique du Chili rural |
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 | |  | | Chili |  | | Taux brut de natalité |
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 | |  | | Chili |  | | Taux brut de mortalité |
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 | |  | | Les indigènes aymaras en Amérique du sud |  | | Localisation géographique |
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 | |  | | Chili |  | | Les indigènes Aymaras |
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 | |  | | Chili |  | | Indigène Mapuche en tenue traditionnelle |
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