 | En 2008, le taux de fécondité était de 1,60 nombre d'enfants par femme. Selon les mêmes estimations, les moins de 14 ans représenteraient 18,55 % de la population totale, les individus âgés de 65 ans et plus, 10,9 % de la population cubaine. L'espérance moyenne de vie et de 77,3 ans.
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Environ 66 % des Cubains sont d'origine espagnole, 22 % sont métis et 12 % des noirs, descendants des esclaves amenés dans l'île au XVIIIe siècle. Les Asiatiques, issu de l'immigration chinoise de la seconde moitié du XIXe siècle, constituent une minorité d'environ 0,1 %. Il n'existe quasiment aucun descendant des Indiens Ciboneyes, Guanajuatabeyes et Tainos, qui habitaitent l'île avant sa découverte par Christophe Colomb.
Sur le modèle des pays développés, la population cubaine a achevé sa transition démographique. L'indice de fécondité (1,5 enfant par femme) est très faible, l'accroissement naturel de 0,44 % tient à la structure actuelle de la pyramide des âges qui fait que le nombre des naissances est pour le moment supérieur à celui des décès, mais le vieillissement à moyen terme de la population va poser un problème d'équilibre des générations. La répartition du peuplement est très inégale et les deux principales villes, La Havane et Santiago, regroupent à elles seules 20 % de la population insulaire, elle-même urbaine à 75,83 %.
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| | |  L'espagnol est la langue officielle de Cuba. Cette langue est parlée par plus de 90 % des Cubains, ce qui fait de ce pays un territoire relativement homogène au plan linguistique. Les autres locuteurs parlent des langues immigrantes, généralement le chinois, le portugais, le créole, etc. Comme dans tous les pays d'Amérique latine, l'espagnol cubain comporte une part de vocabulaire d'origine africaine ou amérindienne. Les Cubains parlent en général un espagnol relativement identique à l'ensemble de l'Amérique du Sud, sauf que le rythme est probablement plus rapide qu'ailleurs.
Les catholiques (env. 60 %) représentent la majorité de la population cubaine, mais seulement la moitié d'entre eux se déclare pratiquante. Même à l'époque coloniale, le pays n'a pas fait l'objet d'une évangélisation profonde et le régime de Fidel Castro, s'il n'a jamais rompu ses relations avec le Vatican, n'a pas davantage contribué à répandre la foi catholique. Il existe également de petites communautés protestantes et juives. Comme dans toutes les Caraïbes, les cultes introduits par les esclaves africains et imprégnés de religion catholique, à l'image de la religion santería, sont toujours vivaces; il existe encore une «langue secrète» (le lucumi), une langue originaire de la famille nigéro-congolaise qu'on appelle parfois à Cuba le yorouba. La religion yorouba, plus connue à Cuba sous le nom de Santería est basée sur un panthéon de dieux africains qui furent créés à l'image des hommes. Ce sont des rituels liturgiques accompagnés de chants, de musique et de danses. Le lucumi n'est pas une langue maternelle, mais uniquement une langue rituelle, un peu comme le latin d'Église chez les catholiques autrefois. Ce genre de phénomène s'est également déroulé en Haïti avec le vaudou et au Brésil avec le candomblé.
Comme ses voisines des Antilles, Cuba présente une population très diverse, qui témoigne d'apports migratoires successifs. Les Amérindiens ont presque totalement disparu et ce sont les colons européens d'une part et les esclaves africains de l'autre qui ont contribué pour l'essentiel à la formation de la société cubaine telle qu'elle se présente aujourd'hui. Si les unions entre Espagnols et Amérindiens ont été relativement rares, celles entre Espagnols et Africains ont été plus nombreuses, ce qui explique que la population soit aujourd'hui composée d'une majorité de mulâtres.
La population blanche de l'île a diverses origines. La plupart des Européens sont arrivés d'Espagne et des Canaries, mais d'autres sont venus de l'ensemble de l'empire des Habsbourg, voire de Scandinavie. Les Blancs se sont installés en majorité comme colons et fermiers, mais certains ont fait fortune en ville dans l'administration, le commerce, l'artisanat ou la manufacture. Ce furent les Espagnols qui jouèrent le rôle principal dans la formation d'une société et d'une culture créoles constituées dès le XVIe siècle. Cette société s'est par la suite diversifiée, avec l'apparition d'une aristocratie foncière qui s'est distinguée des petits planteurs. Ces Cubains de souche européenne n'ont jamais cessé de faire appel à l'immigration blanche car ils craignaient que la population noire ne devînt majoritaire à la faveur de l'expansion que connut l'économie de plantation. De l'arrivée des Espagnols à l'abolition de l'esclavage survenue à la fin du XIXe siècle, près d'un million de captifs africains ont en effet débarqué sur le sol cubain – dont plus des trois quarts au XIXe siècle – pour fournir la main-d'œuvre nécessaire aux plantations de canne à sucre et de tabac ou aux mines de cuivre et d'or. La fin de la traite a fait que cette population de couleur a commencé à diminuer à partir des années 1870. Issus de diverses ethnies présentes sur les côtes occidentales de l'Afrique de l'embouchure du Sénégal à l'actuel Angola, ces Noirs ne formaient pas une population homogène. Les Africains ont donc apporté à l'île des langues, des croyances et des coutumes diverses. C'est ainsi que des traditions d'origine yoruba (du nom d'une population établie au sud-ouest de l'actuel Nigeria), se sont maintenues jusqu'à nos jours, ce dont témoigne le culte de la Santeria très répandu dans les classes populaires noires des villes et dans les campagnes, où se mêlent croyances africaines et apports chrétiens. Arrivés comme coolies au milieu du XIXe siècle pour remplacer les esclaves noirs dans les plantations, les Chinois ne représentent qu'une toute petite minorité dans la population insulaire.
Le métissage de la société cubaine, chanté dans les années 1930 par le poète Nicolas Guillén, apparaît d'emblée au visiteur. Le « peuple cubain » est une création récente et la société n'a commencé à s'unifier qu'à partir de la révolution castriste, qui prônait naturellement – en s'inscrivant dans la voie tracée par José Martí – l'égalité entre les races. Un projet ambitieux – dans la mesure où les distinctions entre les races et les classes sociales avaient de fait structuré très fortement jusque-là la société cubaine. Malgré les discours officiels et les efforts réellement entrepris dans ce sens, le régime né en 1959 est loin d'avoir réussi à donner à chacun une place égale dans la société. Les tensions sociales auraient même plutôt tendance à s'exacerber depuis quelques années et les Noirs restent les grands exclus. Si la société a réalisé un début d'unité, c'est autour du mythe mobilisateur que réussissent à incarner le régime castriste et son chef, mais l'usure du pouvoir, les échecs subis et l'isolement ont sérieusement remis en cause les objectifs visés par les dirigeants du laboratoire politique et social qu'a été Cuba depuis bientôt un demi-siècle.
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|  | |  | | Population à Cuba |  | | Densité de population |
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 | |  | | Démographie à Cuba |  | | Évolution de la population |
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 | |  | | Population cubaine |  | | Pyramide des âges 2005 |
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 | |  | | Carte de Cuba |  | | Division par provinces |
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 | |  | | Le syncrétisme religieux |  | | La santería est un mélange de rites animistes africains et de religion catholique. Elle est apparue au XIXe siècle, sous l'influence des croyances des Yoruba amenés d'Afrique occidentale à Cuba pour travailler dans la florissante industrie sucrière. En espagnol, santería signifie " le chemin des saints ". Malgré l'utilisation du symbolisme et de l'imagerie catholiques, la santería est intrinsèquement un culte de type africain. Ses adeptes utilisent la langue, la musique, la danse et les traditions artistiques et culinaires des Yoruba pour vénérer des divinités africaines, assimilées à des saints catholiques |
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 | |  | | Cuba |  | | Scène de vie quotidienne |
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 | |  | | Cuba |  | | Taux de mortalité infantile |
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 | |  | | Cuba |  | | Population réunie pendant le carnaval de Santiago |
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 | |  | | Indicateur de développement humain (IDH) | Cuba 2005 : 0.838
Définition: Il s'agit d'un indice composé qui mesure la qualité de vie moyenne de la population d'un pays. Théoriquement, l'indice va de 0 à 1. Il tient compte de trois dimensions du développement humain. D'abord, la possibilité d'avoir une vie longue et en santé en se fondant sur l'espérance de vie à la naissance. Ensuite, le niveau de scolarisation, évalué à partir du taux d'analphabétisme et de la fréquentation des différents niveaux du système scolaire. Enfin, le standard de vie, calculé à partir du Produit intérieur brut par capita en tenant compte de la Parité du pouvoir d'achat (PPA).
La PPA sert « à mesurer le pouvoir d'achat relatif des monnaies de différents pays pour les mêmes types de biens et de services. Étant donné que le prix des biens et des services peut varier d'un pays à l'autre, la PPA permet de comparer plus exactement le niveau de vie de différents pays. Pour estimer la PPA, on compare le prix d'articles analogues mais, comme les articles disponibles dans les différents pays et à différentes périodes ne sont pas strictement identiques, ces estimations ne sont pas toujours solides.» |
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